Clap4Culture – Nous partageons!

Plus de 100 professionnels issus du monde du cinéma et de la musique se sont mobilisés de manière inédite pour créer en quelques semaines une œuvre artistique commune contre l’initiative No Billag. Clap4Culture est un beat de percussions corporelles interprété par différentes formations d’artistes issus de toute la Suisse, différents styles musicaux: du pop rock à la musique folklorique, en passant par la hip hop et le rap jusqu’à la musique classique. Le message est simple: «Nos langues, nos opinions, notre Suisse: nous partageons!». La différence fait la diversité, la diversité fait la richesse. C’est pourquoi nous avons besoin d’une redevance qui permette aussi au service public d’aider les minorités culturelles et linguistiques à trouver une place sur la scène de notre pays.

Qui?

Idée originale: Erich Eicher & Ivo Zen
Direction de projet: Ivo Zen (ARF/FDS), Christoph Trummer (SONART)
Direction artistique, film: Flavio Gerber, Filmgerberei Zürich
Direction artistique, musique: Dodo Jud, Dabu Bucher

Les vidéos sont partagées sur tous les canaux ainsi que directement par les artistes, et sont regroupées sur www.clap4culture.ch. A partir du 19.01.2018 d’autres vidéos seront publiés à des intervalles rapprochés.
Sur cette page web, artistes et créatifs trouveront également un kit et un mode d’emploi pour produire et mettre en ligne une propre vidéo Clap4Culture contre No Billag.

Contacts médias du projet:

Suisse romande: Christian Wicky, chris@irascible.ch, 076 432 00 96

Ivo Zen: ivozen@gmx.net, 079 716 35 44
Christoph Trummer:
christoph.trummer@musikschaffende.ch, 078 737 01 73

Voir au verso pour de plus amples informations. Images à télécharger sous www.clap4culture.ch

Contexte
Notre engagement solidaire contre No Billag est mû par la conviction que la Suisse de la diversité, du plurilinguisme et de la solidarité a besoin d’un service public média fort, au cœur des solutions urbaines et portant les informations politiques et culturelles les plus importantes jusque dans les vallées les plus reculées – dans toutes les langues et peut-être aussi en audiodescription ou en langue des signes. Dans les œuvres des artistes, on peut découvrir qu’ils entendent et défendent souvent cet esprit de solidarité derrière la redevance pour le service public. C’est là que nous avons tous le plus à perdre.

La culture, le cinéma et la musique seraient gravement touchés. La SSR, dont l’existence est menacée, est le deuxième plus important soutien du cinéma indépendant suisse et le plus grand employeur dans le secteur de l’audiovisuel. Sans les moyens de production de la SSR pour les projets maison et cofinancés, ni les documentaires suisses de renommée internationale, ni les contenus de fictions ne pourraient être produits au niveau de qualité actuel. Inquiète des conséquences que pourrait avoir l’acceptation de No Billag pour la libre formation de l’opinion et la participation démocratique, l’Association suisse des scénaristes et réalisateurs de films ARF/FDS s’y oppose donc clairement.

SONART, une association de musiciens indépendants (tous styles confondus), lutte elle aussi fermement contre cette initiative qui vise l’abandon de la redevance: un «oui» signerait l’arrêt de mort d’une infrastructure média et culturelle particulièrement riche.

La SSR regroupe également plusieurs «institutions» clés de la scène musicale suisse:

  • Couleur 3 pour la musique actuelle
  • Espace 2 pour la musique classique, le jazz, la chanson
  • Alain Morisod
  • Le volet culturel du JT
  • Les reportages RTS musique, festivals (Montreux Jazz Festival, etc.)
  • Punkt CH (SRF3) ou Swissmade (SRF1) pour la scène locale
  • SRF Kultur pour le classique, le Jazz et la musique expérimentale
  • les Swiss Music Awards & SRF3 Best Talents
  • les captations de festivals et de concerts à la TV et radio
  • SRF Virus, la chaîne pour les jeunes talents et les découvertes
  • MX3 en tant que plateforme de réseau pour les groupes non signés
  • et bien plus encore

No Billag menace cependant bien plus que la SSR. Toutes les radios faisant partie d’UNIKOM (l’union des radios locales non commerciales) et de nombreuses radios privées perdraient avec la disparition de la quote-part de la redevance une partie importante de leur budget. Hormis les émissions spéciales de la SSR, les stations UNIKOM sont les seules à passer des titres en dehors du courant mainstream. Des carrières professionnelles démarrent sur des radios locales qui leur donnent l’opportunité de se poursuivre sur des radios commerciales où elles n’auraient pas été lancées.

Avec les radios semi-privées et grâce à la redevance, la SSR fournit un vrai service public: une offre qui, dans le petit pays qui est le nôtre, ne pourrait pas être financée autrement que de manière solidaire. La perte de cette offre coûterait à chaque foyer suisse bien davantage que 365 francs par an.